Mon cheval est mort,
Il avait trop marché,
Il avait trop tué,
Trop piétiné de corps,
Trop fait de batailles.
Sa vieille carcasse,
N'était plus quune entaille,
Un fantôme sous la cuirasse,
Alors un temps,
J'ai posé mes armes,
Fait taire le vacarme,
De mes hommes puants.
J'ai caressé ses flancs,
Ses naseaux ruisselants
Et lui ai parlé doucement,
Des plaines d'occident
-Macha-
-2003-