Je viendrais m'allonger contre le sol gelé,
Dans le vent glacial des hivers de cimetières,
Petite vieille endimanchée, pleurant l'Amour passé.
Les grands arbres sauront se détourner de mon chagrin,
Par pudeur, car je serai comme eux,
Dans lattente de la fin,
Plantée, comme un pieu.
La mousse verte des pierres qui dorment
M'accueillera dans son humidité,
Couchée sous le vieil Orme,
Je m'endormirai.
Nous serons alors réunis,
Et parlerons du temps jadis :
Deux petits vieux frileux reposant à jamais,
Dans la terre triste des jardins déternité.
-Macha-
-2003-