Allons nous pouvoir nous regarder entre amis, voisins ou passants, ce soir, après 20 h 00 ?
Comment allons-nous juger celui qui croisé à l'épicerie, à la boulangerie, au bureau, à l'usine, nous aura, par son vote, amputé d'un droit, deux droits, trois droits, quatre droits... ?
Les médias, les divers politiques ne veulent pas parler de deux camps qui s'affrontent en France.
Mais ce sont bel et bien deux bords, deux visions des choses, qui se font face et se haïssent, s'opposent et se déchirent, réunis pourtant par une seule et même souffrance, le chômage, une baisse (comme jamais) du pouvoir d'achat, visible dans toutes les couches de la population.
C'est une perte progressive de confiance en soi du citoyen, la création en 5 ans, par la droite, d'un sentiment de culpabilité chez la personne assistée, d'une rupture plus que certaine entre les classes, entre les êtres, sapant ainsi le travail de nos aînés du front populaire, des fondateurs de l'Europe des peuples, des 68ards, des Humanistes et des gens de valeurs qui croyaient que l'on pouvait se donner la main...
Et c'est la pensée libre de chacun remise perpétuellement entre les mains des politiciens, de la télé poubelle et des médias pantins. Où l'on nous parle d'insécurité, des fraudes au RMI (qui sont en réalité infimes), des faux handicapés, des séropositifs qui revendent leur traitement (celle-là elle est bonne quand même ! Il fallait la trouver !), de la menace Turque, arabe chinoise.....
Où l'on nous donnerait Sarko vainqueur sans même aller voter, d'ailleurs « à quoi bon » se diront certains et c'est là l'effet escompté...
Au milieu de cette fange, j'ai choisi mon camps, il y a déjà longtemps, c'est celui du respect de l'autre, celui où l'on croit en l'idée que tout être a droit à l'assistance et au soutien des autres lorsqu'il est isolé, faible et en détresse. Je crois en ceux qui veulent un monde où nos enfants pourront se loger, où nos vieux et futurs vieux auront droit à une retraite, où nous n'aurons plus peur de l'autre mais au contraire, avec lui, construirons l'avenir...
Vous pouvez encore voter, vous pouvez encore changer les résultats, changer d'avis...
Ne vous laissez pas passer la corde au cou,
Et ne soyez pas crédules :
Cet homme est dangereux
Macha
qui veut encore y croire